samedi 30 mars 2013

Du nouveau!

Bonjour les copains! 
Mon projet a tout récemment évolué encore un petit peu, et ce que je m'apprête à vous montrer est selon moi très intéressant.
Commençons par le commencement.
Mon projet aura un lien très fort avec le spectateur, alors, je trouve important qu'il ait le plus d'outils pour comprendre se qu'il expérimente. Il étais important de se tenir loin du mauvais réflexe que j'ai eu dans le passé qui est de prendre le spectateur pour un con et vouloir lui faire découvrir l'oeuvre en le tenant par la main. J'ai donc décider d'afficher les grandes lignes directrice du message que je tente de passer par cette oeuvre. J'ai donc adopter l'idée d'imposer un certain chemin indiqué par long marche pied qui sera le long de mon projet . Au fur et à mesure qu'un personne visite l'installation, il aura en support une sorte de tablettes d'informations contenant 3 phrases.


Ceci est une image pour vous aidez à comprendre à quoi le marche pied ressemblera, où il sera placé et où les panneaux d'informations seront placés.
J'ai indiqué 3 numéros sur le dessin, c'est à ces numéros qu'appartiennent ces phrases ... 
  1. «prenez position»
  2. «faites le tour du sujet»
  3. «et gardez l’esprit ouvert»
Avec le support de ces phrases ci-dessus, je veux faire en sorte que le spectateur comprenne davantage l'oeuvre dans laquelle il se trouve. 
Prenez position,  sera la première phrase qu'il rencontrera, et il la lira en même temps de voir l'image du taureau.

En deuxième lieu, pendant qu'il tournera autour de l'oeuvre le spectateur pourra lire la phrase suivante : «faites le tour du sujet», signifiant qu'il ne faut pas se planquer sur un angle mais plutôt expérimenter d'autres points de vues. 
Et finalement, en même temps de voir l'image du caméléon,


 il pourra lire la phrase : «et gardez l’esprit ouvert». Cette phrase clos l'idée et rejoint aussi la symbolique du caméléon et signifiant que l'ouverture d'esprit est la seule clef véritable à résolution de problème. 





dimanche 24 mars 2013

On change et on recommence!

Bon, cela fait un petit moment que je n'ai pas écrit sur le blogue mais il y a un gros changement au programme. J'étais bien fixé sur mon projet dans mon dernier message et à ce moment mon concept était déjà coulé dans le béton pour ce qui est de la forme mais justement... tout à changé. Dans la semaine qui a précédée l'exposé de nos maquettes afin de montrer notre avancement ( sois il y a de cela deux semaines ) j'ai changé au moins 6 fois de visuel ou même de concept. Certes mon thème sur les états d'esprit quand à la consommation ou l'addiction aux drogues me plaisais beaucoup mais plus j'y pensais plus je me bornais à trouver ce concept cliché. ( Non pas les états d'esprits en soit mais plutôt celui de travailler en dénonçant les drogues ou en montrant plutôt l'état mental dans lequel se retrouve un drogué. ) C'était bien, mais pas assez... j'ai donc décider d'évoluer un peu au niveau conceptuel! Voici ce à quoi je suis arrivé après une semaine de retouches mineures comme majeure et un soupçon d'expérimentation.

Le concept: 

Le concept bien qu'étant sensiblement similaire sur plusieurs point à tout de même subit d'importantes modifications. Pour commencer, on oubli l'idée de la drogue. On reste dans une idée d'évolution progressive mais moins axé sur une cause en particulier, me laissant faire un peu plus de folie. Cette idée consiste à simplement voir l'évolution d'un personnage se regardant dans un miroir et d'observer son évolution qui s'empirera au fur et à mesure jusqu'à atteindre une aliénation totale. Me laissant la liberté ( ainsi qu'au spectateur ) de sous-entendre par l'apparence physique du personnage le stress psychologique l'affectant. Contrairement à l'idée d'avant dans laquelle la drogue était le déclencheur, cette fois-ci ce sera plutôt au spectateur de chercher à découvrir pourquoi le personnage change du début à la fin. Contrairement à mon idée précédente dans laquelle je divisais l'oeuvre en trois, cette fois-ci je garde les choses simples mais efficaces. L'oeuvre ne se résumera qu'à une partie de couloir. D'un côté la transformation physique et de l'autre la transformation psychique. Dans ce concept un des éléments important est celui de la dualité que comporte l'évolution d'une personne à travers une période de temps donnée ( d'où l'utilisation des miroirs qui nous permettent de voir l'envers de ce qu'on aperçoit d'un côté où de l'autre des murs du couloir ). Pour ce qui est de la progression mentale du personnage je compte garder ma trajectoire dans l'esprit d'une de mes idées initiale soit de poser de nombreux cadres sur le mur faisant face aux miroirs et d'y représenter différentes images liées à ce que pense le personnage au moment où il regarde sont reflet. En résumé, sur l'un des murs se décrépira l'apparence d'un personnage dans des miroirs et sur l'autre la "réflexion de son état psychologique dans des cadres fessant offices de fenêtre à sont subconscient.

Le visuel:

Pour ce qui est de la représentation visuelle j'ai décidé de travailler sur plusieurs support. Après être tombé en amour avec illustrator et sa simplicité j'ai donc conclut qu'il serait l'un des outils à ajouter à mon trousseau de réalisation pour ce projet. J'userai de la photo pour capturer le visage qu'aura mon personnage dans chaque miroirs ornant l'un des murs. Par la suite j'irai reproduire le personnage sur chacune de ses photos et je le modifierai avec le logiciel pour pouvoir plus facilement jouer à ma guise avec l'apparence de celui-ci. ( Des cernes apparaissent graduellement, ses ongles noircissent au fur et à mesure, ses yeux deviennent peu à peu vide, sa peau blêmit etc... ) Ensuite ces images selon imprimé et collé sur chaque miroir. Les poses varieront au fur et à mesure de la progression et le protagoniste interagira peu à peu avec le miroir pour finalement le fracasser complètement, répandant ce qui le souille tout autour du miroir mais cette fois-ci sur le mur du côté des spectateurs. Sur l'autre mur ce ne seront pas des miroirs mais plutôt des cadres dont le contenu variera, comme je l'ai précisé plus tôt, selon l'état du protagoniste dans le miroir en face. Je compte travailler avec des matériaux de sculptures pour modifier chaque cadre de ce mur selon son contenu. Ce mur représentant l'inconscient il sera beaucoup plus coloré et trouble au niveau des informations qu'il procurera.

Voici deux petite expérimentations de mon crû pour présenter la dualité physique versus métaphysique:




( À noter que ces images ne sont que des essai et que le personnages changeras selon le sujet de mon shooting photo. )

Et voila, je vous reviendrai probablement très bientôt avec du visuel dans le courant de la semaine. Content que tout cela prenne forme et débute enfin sur un chemin qui me plaît. Vivement de progresser sur la bonne voie! 

samedi 23 mars 2013

Entrée 4 - Semaine 6

Je dois avouer, comme Catherine, que j'arrive un peu à une impasse. Je sais où je vais, mais j'éprouve de la difficulté à savoir le chemin à emprunter pour y arriver. Cette semaine, j'ai planché sur mon PDF plus que d'autres chose. 

Pour me remettre dans le train, j'ai continué mes recherches sur plusieurs artistes. 

D'abord, je me suis attardé au travail d'Adad Hannah, qui aborde beaucoup dans sa démarche l'idée du tableau vivant. Il remet en question la question du présent, du passé et du futur en art et utilise cet effet de tableau pour exprimer la relation entre le spectateur qui fait partie intégrante de l'oeuvre. 

“art is not a reflection of reality. It’s the reality of a reflection. . . . Art is not only a mirror . . . there is not only the reality and then the mirror-camera . . . . I discovered you can’t separate the mirror from the reality. You can’t distinguish them so clearly.” Adad Hannah

Je n'arrive pas à mettre de ces vidéos sur le blog, je vous laisse donc son site.
http://adadhannah.com/


Je pense que cela apporte beaucoup à ma réflexion, sur comment dans la distorsion entre le passé, le présent et le futur peut-on déconstruire notre psyché et notre approche aux relations qui sont fondées autour d'un construit social et temporel. Mais aussi confirme plus que jamais mon choix de la performance pour mon oeuvre, parce que l'art n'est pas distinct de la réalité; parce que si nous sommes le médium fondateur de toute relation humaine et de tout construit social, je pense qu'il en devrait être tout autant pour mon oeuvre. Cela lui donne une force et un souffle qui brouillent d'autant plus les frontière perçues entre art et réalité.

Ensuite, je me suis mis à mon agenda une exposition de l'artiste Olga Chagaoutdinova, qui présente Un-ravelling à la Galerie Trois Points. Je pense que cette expo tombe à point (sans jeux de mots plates) dans ma recherche, autant sur un point formel que conceptuel. Comme je ne l'ai toujours pas vu je me garderai de faire un exposé détaillé de mes pensées sur l'oeuvre (je ferai ça plus tard cette semaine). Par contre, tiré du site de la Galerie, un court paragraphe qui explique en lui même pourquoi le travail de cette artiste s'intègre parfaitement dans ma démarche et m'inspire.

Cette vidéo d’une efficace simplicité est la trace d’une performance durant laquelle on voit l’artiste s’étioler et reprendre vie tour à tour. Une larme glissant sur sa joue, réprimant un rire ou encore le regard plein d’un sentiment de tendresse,Chagaoutdinova confronte volontairement ses propres limites à travers les contacts physiques qu’elle s’impose. Le plan fixe préservé de tout montage hypnotise alors que les mains vont et viennent par vagues sur son visage, donnant le rythme en modulant les émotions de l’artiste. C’est à travers l’idée de l’abandon total à l’autre qu’un-ravelling explore les rapports humains qui se façonnent et se modèlent le temps d’une vie.
http://www.galerietroispoints.qc.ca/expositions/2013/un-ravelling/
Ma démarche pour ce projet est d'ailleurs empreinte de cette confrontation des limites physique et psychique de l'être humain, en quoi cette position hors de notre zone de confort vient vraiment confronter notre psyché et les barrières sociales établies. Premièrement dans un esprit de prise de conscience de ces limites, puis dans cet esprit d'abandon. J'ai beaucoup d'anticipation pour cette expo.

Sans m'attarder, cette pièce de Pina Bausch est un chef-d'oeuvre. J'en ai les larmes aux yeux à chaque écoute.



C'est tout pour ce soir, mais pas pour cette semaine. Autres que le PDF et les expos à visiter, j'ai aussi sur ma liste de produire du visuel, photo et/ou vidéo, pour m'aider à toujours mieux saisir l'esprit que je veux donner à la finalité de mon oeuvre. Aussi, être plus fréquent avec le blog.

Soudainement, je me rend compte que plus j'écris, plus l'inspiration me revient et je suis plus motivé que jamais.







jeudi 21 mars 2013

Expressions.

Une étude sur les expressions faciales et la morphologie de ma Margot simplifiée.
Bonne semaine, les gens.

Journal #5 (2013-03-21)

Depuis la présentation de la maquette, j'ai l'impression que mon inspiration est ailleurs. C'est comme si après tout le travail pour mettre en image ma courte scène, mon processus créatif avait l'impression d'avoir bouclé la boucle même si je sais pertinemment où je m'en vais plus que jamais et que ce travail n'est pas représentatif de mon idée visuelle finale. Mais je suis très contente du travail abattu et du résultat.

Malheureusement, je dois encore une fois accompagner un proche et le voir partir enlevé par le crabe. Ma deuxième scène, qui devait se dérouler dans une chambre d'hôpital, me répugne de plus en plus. Je trouve ça plus difficile que prévu et je ne sais pas si je compte toujours conserver ladite scène, même si je sais que c'était une scène presque centrale.

J'ai officiellement recommencé à m'entraîner. Retourner à mon club me fait chaud au coeur et me rappelle beaucoup de sujets que j'avais négligés par rapport au corps... À suivre.

Ma recherche pour le PDF continue, beaucoup d'artistes inspirants. Je vais écrire sur ça avant la remise.

lundi 18 mars 2013

Home, sweet home.


Une petite mise à jour. Je tiens à souligner que pour moi, réaliser une BD est un défi considérable. J'épprouve une certaine une facilité à illustrer des personnages, mais pour les décors... c'est une toute autre histoire. Mes perspectives sont fausses et ideuses (oui oui, ideuses). Et puisque pour environ le 1/3 de l'histoire je ne peux pas blâmer le style, je dois trouver un moyen de remédier à ce problème. C'est en questionnant Charles Fortin sur le programme utilisé pour sa propre maquette qu'il m'a mentionné "Sweet Home 3D". Mais qu'est-ce Sweet Home 3D? C'est un logiciel tout d'abord utilisé par les designers d'intérieur. Accessible, gratuit et parfait pour les nouilles en 3D comme moi. J'ai donc commencé à modéliser la chambre des enfants.
C'est basique et simple, mais cela va clairement m'aider à titre de référence! Il est possible de placer une caméra comme pour simuler une visite virtuelle. On peut facilement modifier la hauteur et l'angle de cette dernière, afin de prendre des plans différents. Je me suis amusée un peu avec cette fonction.


Voilà voilà. Bonne semaine :)

samedi 16 mars 2013

Un bon bout de chemin de fait!

Bon, ça fait un petit bout que je n'avais pas mis à jour mon projet et ce n'est pas pour rien, j'avais fait aucun avancement où presque depuis 2-3 semaines.

Je vais donc résumé, en partant du début, mon projet.

Alors, mon projet sera une installation d'une taille assez imposante qui prendra la forme d'une Anamorphose.
.
Depuis le début je veux représenter les problèmes des divergences d'opinions en société par rapport à un même sujet. Même si ce sujet aurait pu se prêter a plusieurs médiums, techniques et formes différentes, je trouvait important pour moi de le réaliser sous forme d'installation parce selon moi c'est l'aspect interactionnel   avec le spectateur qui propulse le sens de mon oeuvre à un autre niveau. C'est seulement quand le témoin tourne autour de l'oeuvre, change de point de vue et casse son unidirectionnalité que l'oeuvre prend une signification, je trouve ce message envoyé très fort.

Le gros de mas cogitation s'est fait sur : Qu'est ce que je vais représenter! Mon concept étais coulé dans le béton, mais pas la forme exact que l'oeuvre allait prendre. Je cherchais donc deux choses qui allait s'opposer et qui allait avoir chacun de leur bord une signification profonde avec les problèmes reliés à la divergence d'opinion.
Je suis très  récemment arrivé à un résultat qui me plait, chose rarissime. On pourra voir, très distinctement un taureau : représentant le réflexe de survie de foncer sur les autres points de vue pour les détruire dès qu'ils affichent leurs couleurs. Fonçant dans une seule direction, ayant qu'une idée en tête. je trouve la signification de taureau justifié et fidèle à la source du problème.

L'autres chose qui se matérialisera devant nos yeux sera un caméléon rouge. La symbolique du caméléon se trouve dans sa capacité à changer de couleur. Il représente l'adaptation aux points de vues, le changement de points de vues, l'ouverture à ce qui l'entoure. Le lien chromatique entre le taureau et le caméléon ROUGE est facile et trace les lignes pour le spectateur dans son chemin vers la compréhension et l'interprétation cherché de l'oeuvre.
Une interprétation plus profonde sera faites.

Dans les prochaines semaines, mon défi sera de réussir l'incroyable défi logique qui m'attend de trouver comment, dans l'optique de l'anamorphe puis-je trouver la forme parfaite pour créer un Taureau-Caméléon.
Mon prochain article portera sûrement là-dessus dès que j'aurai quelconques avancements!



jeudi 14 mars 2013

Maquette

La maquette est présentée. Ma technique est lancée. J'utilise du café. Eh eh eh.

Voici un aperçu de ma technique de travail -en accéléré-.


Je débute par un croquis simple sur papier. Ensuite, je le numérise. Je le nettoie sous Photoshop, change la couleur des lignes pour qu'elle s'apparente davantage à des teintes sépia et imprime le tout sur du papier aquarelle. Je réalise mon lavis au café.


Je scanne à nouveau et fait un léger travail de couleur avec Photoshop.


Et puis voilà. Toujours aussi lamentable? Oui? Eh bien zut...

Semaine 4 - Maquette Toccata


Ma maquette est faite et présentée. Je suis plutôt satisfait du résultat, mais je vois qu'il me reste encore beaucoup de travail avant d'arriver à un résultat final qui sera à la hauteur de mes attentes. 
Beaucoup de travail donc, et la fin de la session arrive à grands pas. 




Toccata
Je vais enlever la musique du vidéo dès que je retourne en salle de montage, probablement en début de semaine prochaine.

mercredi 13 mars 2013

Maquette Tutti Quanti


Un petit brouillon pour commencer la production du bon pied.

Remerciements :

Camille Lopez
Jasmine Eladas
Nicolas Belley

lundi 11 mars 2013

«L'inspiration n'est le plus souvent qu'une réminiscence.»

C'est ce que l'on dit. Ou plus précisément ce qu'a dit Napoléon Bonaparte. Une citation d'un grand petit homme pour introduire une mise à jour à mon projet, quoi de mieux. ''JE SUIS EN RETARD. JE SUIS EN RETARD'' s'applique d'avantage à ma situation, toutefois. Je compte prouver à la terre entière -ou me rassurer moi-même- que j'ai effectivement quelque chose à montrer ce mercredi.

Je vous présente mes bébés. Mes bébés les BD. Elles appartiennent à mon père, mais j'ai très tôt pris plaisir à les lire et les relire encore et encore.

Bien qu'elles se déroulent à des époques opposées et qu'elles arbores des styles différents, leurs thèmes sont relativement similaires.

Nous sommes plongés au cœur d'une intrigue auquel une histoire d'amour s'y entrelace et tente vainement de perdurer malgré les différents conflits qui se mettent au travers de la route des protagonistes. J'admire ces deux auteurs qui parviennent à construire un récit en y incluant une histoire d'amour sans que ça ne devienne trop "fleur bleue". Commençons par La Foire aux Immortels, d'Enki Bilal.
La Foire aux Immortels et La Femme Piège d'Enkil Bilal
Bilal a un côté "brouillon contrôlé" que j'aime bien. Il semble utiliser des crayons de type fusain pour ses dessins, mais ses fonds sont travaillés avec soin. Il porte une grande attention à l'harmonie des couleurs. On retrouve majoritairement du bleu, du rouge et des couleurs plus neutres, mais il n'hésite pas à afficher des contrastes de complémentaires. Il coupe certaines parties de ses images pour y insérer des textes narratifs. C'est un détail que j'aimerais reprendre dans ma propre bande dessinée. Continuons avec Sambre d'Yslaire.
Plus ne m'est rien et Je sais que tu viendras d'Yslaire
Yslaire est un artiste que j'admire beaucoup. Il a un style graphique facilement reconnaissable. Ses personnages ont des traits légèrement caricaturés, bien qu'ils soient dans un environnement réaliste. Les couleurs rabattues et ternes sont à l'honneur, alors que le rouge vient rehausser certains détails. Le rouge est le cœur même de l'histoire et est omniprésent (les yeux rouges de Julie, les cheveux rouges des Sambre, les drapeaux de la Révolution). J'aimerais être capable de réaliser un ensemble aussi harmonieux en utilisant le moins de couleur possible.
Je vais conclure avec une jeune artiste qui n'est pas très connue, connue de son pseudo "Yuralock" sur la communauté de Deviantart. Voici le lien vers sa galerie: http://yuralock.deviantart.com/gallery/
Bersi'n'ariente par Yuralock
Yuralock a un style qui m'a toute de suite accroché. Simple, charmant et efficace. Les perspectives sont simplifiées et inexactes. J'ai pour intention de créer une mise en abyme. Une histoire dans une histoire, afin de combiné deux styles opposés. Quelque chose de réaliste VS quelque chose de plus simplifié.

Voici mes principales inspirations.

dimanche 10 mars 2013

Les morceaux se rassemblent!


Lorsque l'on crée certains artistes savent déjà le sujet de leur prochaine oeuvre, peut-être ont-ils même déjà le visuel de ce que sera le résultat final. Ce n'est malheureusement pas mon cas. Après deux semaines à broder et ficeler mon thème j'était particulièrement content du résultat mais à ce moment une questions d'une importance capitale s'est imposé… à quoi allait elle ressembler ma fameuse oeuvre? hum… Certes j'avais déjà fait des recherche qui avaient tout de même portées fruits mais cela concernait plutôt le visuel en général, l'ambiance, l'atmosphère, le moule qui servira à donner forme à mon projet. Cette question en l'occurrence concerne la façon dont je représenterai les étapes de l'addiction. ( À quoi devrait ressembler ma représentation du désir? Ou celle de la désillusion/ de la confusion? Devrait-je plutôt modifier un pan de mur grâce à des matériaux ou peindre dessus? Etc…) Tant de questions! Mais bon, commençons par le plus essentiel: les 3 étapes de l'oeuvre. 


 Première étape: Le désir/ le manque

Cette partie de l'oeuvre marque le début de l'installation. Pour susciter et impliquer le spectateur dès le début j'ai décidé de lui présenter une petite table recouverte de pâtisseries et de bonbons. Cette table sera également décoré avec des couleurs très vives, le sol et le mur derrière seront aussi décoré afin de continuer dans l'impression de synthétisme qu'aura la table et sont contenu. Au menu? Des bonbons et des cupcakes! En effet, je compte garnir ma petite table de quelques cupcake, de bonbons multicolore et de verres d'une boisson verte fluo. Dans l'idéal les cupcakes seront comestibles mais je désire vraiment donner le choix de " consommer " aux spectateurs. Cette consommation " forcé " étant dans le même esprit que l'effet de suggestion des biscuits dans la version d'Alice de Walt Disney. De cette manière je les confrontent à un choix inconscient de manger ou non les bonbons qui représente de manière implicite différentes drogues. Finalement un élément important serait soit un miroir ou le portrait d'un homme( je suis encore incertain à ce propos ) accroché au mur face aux arrivant juste au dessus de la table. Le but étant que l'on puisse s'apercevoir en train de goûter aux bonbons dans le cas du miroir. ( Le spectateur se voit et s'identifie, s'intègre d'une certaine manière dans l'oeuvre

Deuxième étapes: Le bien-être/ le sentiment de flotter/ la transition

Cette deuxième partie est celle qui me cause le plus de trouble. Je sais ce que je compte représenter mais je ne sais pas exactement comment et quel aspect il prendra. J'ai pour l'instant plusieurs options. 

-Dans ma première idée je compte utiliser des lanternes et des L.E.D. pour illuminer le couloir. Les murs serait recouverts de cadres représentant diverse visions assez hallucinatoire de personnes, de plantes, d'animaux ou encore d'éléments de tout les jours complètement déformés. Le but étant d'offrir un aperçu d'un délire total par le biais de fenêtre vers l'imaginaire (les cadres dans ce cas-ci ). 




-Dans ma deuxième idée j'exploite plutôt la réflexion pour faire référence à la psyché. Mon but étant d'utiliser l'espace séparant le début de la fin de l'installation comme une zone ou la couleur et la réalité se heurtent et se confrontent. Le centre de cet espace étant comme le miroir représentant le négatif de ce qu'on a pu traverser jusqu'à maintenant (le début de l'installation). D'un côté les couleurs serait vive et de l'autre beaucoup plus sombre et foncé. Mon inspiration pour cette idée provient des test rorshach qui font normalement office de test sur la santé mentale de celui qui le visionne, que voit-il? Une tête de mort? Un ange? Un visage? Dans tout les cas l'exploitation de ce concept me séduit beaucoup mais je n'ai pas encore creusé plus creux. 

Voici mes deux idées pour l'instant. Laquelle sera à l'honneur? Aucune idée! Mais si quelqu'un a une proposition ou une préférence je suis tout ouïe! 

Troisième étape: La confusion/ la désillusion

Pour la troisième et dernière étape de mon installation je compte y intégrer une petite table. Sur celle-ci seront déposé de nombreux cupcake et bonbons mais qui seront, cette fois-ci, tous pourri. Le crémage sera noir et coulera comme de l'encre sur la nappe blanche. Cette encre formera un motifs du test rorschach. Les bonbons seront d'un violet foncé ou bleu marin et sembleront toxique et il en sera de même pour les breuvages. Cette portions de l'oeuvre sera non mangeable et fera office d'effet de répétition pour tisser un lien concret entre le début et la fin du projet. Devant le motif d'encre le spectateur pourra apercevoir carrément des aiguilles utilisées ainsi que des bouteilles censées contenir différentes drogues. Le but primaire de cette section sera de susciter un certains dégoût chez celui qui le visualise et, dans l'idéal, un certains sentiments d'oppression ou d'inquiétude grâce au décor suggérant que tout ce que l'on à vu depuis le début de la progression dans l'oeuvre n'était que le résultat d'un délire. Le tout étant beaucoup plus gris et triste en réalité. 



Voilà pour ce qui est des trois principales étapes. Bien évidement tout cela est sujet à changement majeur… ou pas. Tout dépendra de la façon dont le tout ce déroulera et si cela reste cohérent et pertinent. J'ai quelques plans de rechange derrière la tête si les semaines qui suivent prennent une tournure inattendue mais pour l'instant je suis confiant. N'hésiter pas à me demander des clarifications sur un quelconque point, cela me fera un plaisir de préciser. 

samedi 9 mars 2013

Journal #3 (2013-03-07) et Journal #4 (2013-03-09)


2013-03-07

Mes comédiens sont convoqués pour faire un essai pour la maquette.












Je suis très contente des gens que j'ai approché. Je crois que je vais pouvoir avoir l'image que je veux dans un contexte de partage entre mes protagonistes. C'est quelque chose que je trouve parfois très franchissant  probablement dû au fait que je travaille la grande majorité du temps seule. Heureusement, ils semblent trouver la performance amusante et je crois que c'est quelque chose de bien qu'ils se préparent avec enthousiasme à se les approprier. Je vois ça comme mon premier rapport au spectateur, même si ça sera beaucoup plus moi derrière la caméra, la spectatrice.

Le grand défi va être de monter le plus de choses possibles pour mercredi. Je vais essayer des tests de musique, mais je m'éloigne de plus en plus des ambiances que j'avais préalablement sélectionnées. Peut-être vais-je faire des tests de bruitage d'ambiance à la place.

Pas beaucoup de temps pour expérimenter la transformation physique cette semaine, j'ai mis beaucoup de raffinement sur mon portfolio pour l'université. Ceci dit, j'ai réussis à créer des nouvelles images à chaque jour cette semaine donc ce n'est pas du temps perdus. En somme, une grosse révision du chemin parcouru dans la dernière année, (juste un an que je suis dans le programme... ça m'avait semblé quelque chose de beaucoup plus antérieur). L'exercice sera utile, parfois ça fait du bien de regarder en arrière.

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2013-03-09 : Le tournage est fait, quelques photos pour le plaisir. Mon impression plus tard.









jeudi 7 mars 2013

Semaine 3 - Guillaume Théorêt


Beaucoup d'idées se sont construites et détruites dans les deux dernières semaines. J'ai quitté le premier cours avec comme premier objectif de revoir et retravailler le concept, le tourner et le retourner pour brasser un peu tout ce que j'avais dans la tête. J'ai voulu l'approfondir aussi, la bibliothèque a donc été mon premier point de départ. J'ai emprunté plusieurs livres, tous tournant autour du thème de la temporalité, du temps, toujours en lien avec l'être humain et sa perception de celui-ci. J'en ai survolé quelques-uns, d'autres j'ai lu plus en profondeur. Mes lectures m'on aidé à comprendre les enjeux du temps dans la société humaine, de sa relativité, au temps commun contre le temps propre à chacun, à la mémoire. Un auteur que j'affectionne particulièrement, Dany Laferrière, s'exprime souvent avec une inquiétante précision sur ces questions: 


«L'adulte sait que les choses, comme les êtres, qui partent finissent par revenir, mais c'est différent pour l'enfant à qui tout semble dire adieu constamment. Cet âge de la vie où dix secondes semblent une éternité quand on ne sait pas qu'il nous reste quatre-vingts ans à vivre. Mais quatre-vingts ans ou un an, c'est pareil durant cette période bénie où le temps n'existe pas encore. Ce temps infini qui ne se montre qu'à ceux qui sont vraiment vivants. Ceux qui trouvent le temps lent à passer vivent dans un temps fini. Le temps ne se donne qu'à celui qui l'ignore.»                          
L'art presque perdu de ne rien faire, page 32

Je sentais que l'image que j'avais en tête était beaucoup trop saturé. Trop de fla-fla, de superflu. Plus les jours passaient, et plus l'image initiale que j'avais se transformait, se simplifiait d'une certaine manière, mais devenait un réel reflet de ma démarche conceptuelle. Le plus grand changement dans mon projet fut le transfert d'un vidéo qui au départ me semblait plus narratif et cinématographie vers la vidéo performance. Le changement c'est opéré quand j'ai revisité le travail d'une artiste remarquable qui m'inspire beaucoup: Marina Abramović. Je ne vais pas m'étaler ici sur la présentation finale de mon projet, mais j'ai compris que si je voulais authentiquement représenter la rencontre entre deux individus, la voie de la performance était la meilleure. Cet aspect de l'instantané, du moment présent dans ces qualités comme ces défauts, a pris le dessus. Parce que si l'on donne tant d'importance au temps, c'est que c'est à travers nous-même qu'il s'incarne et d'une certaine manière, le temps c'est nous. Les séries de performances que je présenterai sur vidéo au gala seront, je pense, une prise de contrôle de nous-même face aux contraintes qu'il nous impose.




                                         Marina Abramović, The Artist Is Present

dimanche 3 mars 2013

Journal (04-03-2013) - Catherine "Rouge" Reid

La semaine dernière, j'ai fais un tour chez Sial pour rencontrer un consultant. On m'a fortement recommandé le silicone comme mode de moulage vu la nature de mon travail où je risque de devoir réutiliser plusieurs fois les mêmes visages pour travailler mes prothèses.
La commande est rentrée cette semaine, je vais m'en faire livrer ainsi que du plâtre vu que je ne présenterais pas de prothèses pour la maquette. Je me suis toute fois procuré quelques palettes et matériaux pour des bases de maquillage qui me manquaient.

J'ai testé le tout et je me suis amusé dans le grotesque et l'exagération. Bref, je trouve toujours autant libérateur de ne pas s'auto-imposer le "beau".

Et puis j'ai enlevé le tout... Le maquillage un art d'impression *rire*?

Mais, bon, ça m'a fait réfléchir à la réalité de l'oeuvre d'art en tant qu'objet. Mon "impression" était devenue plus grande que l'idée première de me peindre le visage, malgré mon choix artistique de faire un "maquillage"; malgré le fait de décider me prêter à la performance (ouvrir la porte au livreur de pizza était tout un émoit sous l'énergie contagieuse des gens présents *rire*). Ça m'a fait douter de ce que le réalisateur Sylvain Guy m'avait dit une fois (je paraphrase) : ce qui définit l'art c'est le choix.




Le facteur de hasard et de soumission de l'artiste à son oeuvre, à ses idées et aux rencontres avec le médium me submerge parfois et c'est plutôt heureux. Du moins, je crois.

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Sinon, cette semaine, j'ai débutée ma rencontre avec certains modèles pour la maquette. Plusieurs son chaud à l'idée du projet et je trouve ça très motivant de voir des gens prêt à se prêter au jeu (le jeu, composante très importante de ma recherche, à noter et à garder en tête). Ceci dit, je commence à douter de la faisabilité de l'aspect performatif d'avoir mes comédiens en costumes. Je sais qu'il ne sera pas possible pour tous d'être là. Je dois reconsidérer et voir un autre moyen peut-être.

J'ai aussi commencé à sculpter des accessoires. J'ai débuter des masques et ça me ramène au soft-sculpting et à ce que j'avais fais comme début de série avec les masque de radio-thérapie. Je vois de mieux en mieux comment je commence à m'appuyer sur mon ancien travail et comment tout ce que j'ai fais fait parti du même univers: même mes expérimentations ratées.

Toujours beaucoup de pain sur la planche pour la présentations des maquettes.

Catherine Reid. Masque de Radiothérapie #2. 2012. (En haut)
Catherine Reid. Masque de Radiothérapie #1. 2011. (En bas)

samedi 2 mars 2013

Visions inspirantes

Pour développer l'apparence visuelle de mon projet je me suis lancé dans une recherche d'oeuvre complètement hallucinatoires et déjantées, des oeuvres qui transpirent la folie. Un classique de la littérature s'est présenté à moi d'entrée de jeu: Alice aux pays des merveilles. Celui de Lewis Caroll mais aussi celui de Patrick Sénécal en passant par la déclinaisons inquiétante de American McGee's dans son jeu-vidéo sombre et torturé. Leurs oeuvre teinté de sous-entendu implicite et explicite aux addictions et dépendances aux drogues collent parfaitement aux thèmes que j'aborde.



En poursuivant dans la même trajectoire je suis aussi tombé sur Bryan Lewis Saunders qui, sous l'effet de différentes drogues, a fait son autoportrait. Les résultats sont impressionnants et particulièrement intéressant. Les différentes facettes que prend notre perception de notre entourage sous l'influence de différents éléments sont fascinant et communiquent bien l'état d'esprit dans lequel l'artiste était au moment de la création. À explorer!