mardi 30 avril 2013

Journal #7 - (2013-04-30)

Bon.

Les dernières semaines ont été plutôt complexes.
Je me suis résignées à me présenter à l'urgence la semaine dernière. Mon mauvais état de santé vient changer grandement ma production. Il y a encore une semaine, je rajoutais des accessoires pour la séquence cinématographique et je travaillais dur sur des automates qui seraient des nouveaux protagonistes. La robotisation et l'interaction artificielle que je voulais créer avec le corps humain m'avait grandement émerveillée. Je vais probablement utiliser quand même le prototype qui est persque achevé...

Ceci dit, mes pertes de visions m'empêchent de mouler mes modèles comme je le voudrais. Le tout est beaucoup trop dangereux. Le montage serait difficile parce que j'ai de la difficulté à me concentrer sur la lumière sur une longue période de temps. Bref, l'idée du film est de plus en plus loin. Je crois que le momentum n'est pas de mon côté pour le réaliser.

Cette réalité m'a beaucoup découragé durant les dernières semaines. Par contre, j'ai maintenant des moments où je suis apte à travailler et je tente d'en profiter. Pour surpasser ma période de cafard, je vois maintenant que ma biologie influence mon processus dans un endroit encore plus excitant. Je visais mal. Je discutais de la limitation des apparences quand je voulais parler de la limitation du corps lui-même et de ses capacités extraordinaire. Vu que je ne peux pas travailler aussi physiquement et à grande échelle que je le voulais, j'ai l'impression de mieux cerner l'essence de ce que je veux réaliser.

http://ratsdeville.typepad.com/.a/6a00d834525e1869e2015393e4f049970b-pi


Une visite au Musée des Beaux Arts m'a fait (re)découvrir exactement l'artiste qu'il fallait au bon moment.
Depuis plusieurs semaines, je cherchais à retrouver un artiste ayant fait une reconstruction de son atelier façon monochrome. Cette installation que j'avais vu au MAC au alentour de 2011 avait finis par représenter pour moi le "cabinet de curiosité" parfait au plan formel même si ce n'étais pas ce qu'il tentait d'imager. Il avait marqué mon imaginaire.

Aujourd'hui, dans le cadre du cours de projet dessin, nous devions aller explorer la collection temporaire sur le dessin contemporain. J'accroche sur un dessin particulier qui tente de représenter la connexion entre les individus. Le dessin de Massimo Guerrera dégage une grande sérénité. (Je n'ai malheureusement pas de photo pour l'instant. J'ajouterais la photo de la véritable oeuvre dès que je réussirais à me la procurer. Par soucis d'exemplification je poste ici ce que j'ai trouvé de la même série.) J'ai été entièrement subjuguée par l'oeuvre d'art qui m'a rappelée le point de départ original de mon processus. Je voulais faire une célébration du corps humain. Je voulais parler de notre relation avec notre corps ainsi que ceux des autres et comment elle pouvait être merveilleuse. Ma volonté était de montrer le beau comme un choix individuel que nous devions faire communément pour reprendre possession de nos corps. Et j'avais complètement perdu ça de vue. J'ai beaucoup de difficulté avec la théorie du subconscient, mais je crois que j'étais incapable de parler de l'émerveillement que j'ai pour le corps tout en étant de moins en moins dans un état de santé plaisant. Bref, j'ai retrouvé l'essence de ce que je veux faire, le primordial.

Demain je posterais mon concept de façon concrète et réaliste. Assez de lumière pour aujourd'hui.



lundi 29 avril 2013

Une touche d'écriture?

-Dernièrement, mon projet stagnait. Je ne savais pas sur quelle piste me lancer pour continuer l'aspect psychologique de mon évolution. Cependant, la semaine dernière pendant une présentation en classe j'ai eu une illumination qui m'a beaucoup plu. Pour mon projet, la raison de la décrépitude de mon personnage était plutôt floue et il était difficile pour moi de monter un aspect visuel complet et pertinent sans histoire à suivre. Heureusement cette histoire je l'ai trouvé dans une métaphore.

Je m'explique: 

Je me suis longuement questionné sur les raisons qui ferait que mon personnage tomberais en dépression, qu'est-ce qui le ferait subir cette évolution mentale?! La solution à mon problème m'est venue d'un travail en création littéraire. ( La réalisation d'un slam, un poème destiné à être récité verbalement. ) Dans un exercice d'écriture automatique il m'est venue la phrase suivante: << Nous sommes rois sans peuple gouvernant royaumes de veines et de chair>>. De cette phrases est m'est venu l'idée de créer un poème associé à mon projet. Le but étant de représenter métaphoriquement le fait que nous sommes tous un roi ou une reine de notre propre corps mais que malgré nos efforts notre suprématie est supplanté par un élément hors de notre contrôle. Nous sommes destinés à vieillir et mourir. Tandis que notre corps s'abîme et vieillit notre esprit s'aiguise et ne fait qu'acquérir de l'expérience. En résumé, nous ne somme qu'une contradiction sur deux pattes. C'est donc sur cette lancé que je continuerai pour réaliser le visuel de l'évolution psychologique de mon protagoniste. Cela permettra au spectateur d'interpréter l'oeuvre sur plusieurs niveaux.


Le poème: 

Les quelques vers du poème viendront agrémenter les représentations psychologique. Ils seront chacun associés à une image et représenteront chacun un bout de l'histoire à interpréter par celui qui visualise le tout. Au final, si on prend en compte le texte et les images l'oeuvre pourra enfin s'assembler et prendre tout son sens.

Voici un extrait du poème, le but n'étant pas de donner directement au spectateur ce que je veux qu'il y voit, le poème reste évasif et sous-entend la plupart du temps.

Le voici: 

-C'est par la providence provenant de légendes dérisoires que le règne s'achève. 

-Elle cour, nous suit, nous entoure et nous nuît cette suprématie s'agrippant à nos vie. 

-Raclant le sol de ses griffes effilées, enfilée de nos peau, habillé de nos maux elle se faufile et fige le fil tendu de nos pensées, le stress nous prend en filature, nous arraches à nos rêve enfumé-rrant dans les couloirs de notre corps nous fuyons.

-Le souffle haletant on regarde derrière soit mais l'on ne voit que souvenirs. Le fil se tend, le fil dure, le fils perdure. Il endure malgré la guerre entre lame de cisailles de fer et ses filaments d'éther. 

-Mais c'est la mort physique. Pris par Belzé-butte contre une roche et crac c'est le cou qui troque sa place à la loque de chair. 

-C'est la pierre qui cède, la prière qui opère car malgré tout ont espère. On y croit dur comme fer.

-Prisonnier de nos contré notre corps nous laisse tomber. Mais on veut voir la lumière, libérer notre psychés, fondre vers autre chose que cette citadelle décapitée. 

Le tout est à retravailler bien évidement mais cela ne constitue qu'une partie qui sera divisé puis associé à plusieurs cadres. Les images contenues dans les cadres seront lié à ce texte et révéleront l'histoire du personnages.



vendredi 26 avril 2013

Ça avance plus vite que jamais!

C'est tellement amusant voir mon projet prendre forme peu à peu.
Cette semaine, j'ai avancé grandement!
J'ai commencé par dessiner mes formes sur une planche de bois géante à l'aide d'un projecteur
qui projetait la silhouette des différentes pièces en plus gros! 
Après avoir tracé le contour, j'ai commencé la coupe.
J'ai passé quelques heures dans la poussières et le bruit pour en ressortir les mains plein d'échardes et des pièces taillées! Je les ais sablées et voilà le résultat. 
Bon, comme cela il semble complètement difforme, mais c'est normal,  les formes plus grosses redeviendront plus petites grâce à la perspective quand elle seront placés plus loin.Même chose pour les formes qui semble  trop petites, celles-ci iront à l'avant plan.
Notez que j'ai minutieusement déposé mon soulier à côté pour vous donner un repère de grandeur. Pour les intéressés je chausse du 11, merci.

Prochaine étape : Faire la passe au caméléon!
à la semaine prochaine.

samedi 20 avril 2013

L'art invisible

Sous les recommandations de Gilbert, je tenais à vous partager ma lecture de la semaine.
Je suis allée dans diverses boutiques de livres d'occasion pour trouver ce livre, mais mes recherches n'ont pas été fructueuses et je n'ai pas eu le choix de le louer pour la cause. Je vous présente "Understanding Comics - The Invisible Art" par Scott McCloud.
McCloud explique la BD.... au moyen d'une bande dessinée. Amusant et intéressant, j'ai dévoré cet ouvrage en un après midi.
Voici une page que je tenais à vous partager. Je la trouve pertinente pour tous nos projets. Cliquez pour agrandir.

Bonne semaine, les gens!

mercredi 17 avril 2013

Bonjour!
Je suis infiniment content de pouvoir FINALEMENT vous montrer du visuel CONCRET de mon projet! 
Ça avance bien, ces 2 dernières semaine j'ai travaillé sur une reproduction réduite à l'échelle de mon projet, et c'est avec grande joie que je vous confirme que mon projet va fonctionner!!!
Alors, voici, j'ai fais un petit vidéo avec quelques photos proposant  l'expérience (très) approximative vécu par  le spectateur en tournant autour de la maquette que j'ai conçu. 
Bien sûr, c'est loin d'être l'aspect final réduit du projet.
Il me manque encore plusieurs test de perspective humain, plusieurs calculs logiques dans l'espace et la couleur.
Mais l'important c'est pour vous montrer à quoi mon idée ressemble. 
Au début on voit un taureau et à la fin, on peut discerner un rond celui ci sera la forme  du Caméléon, mais le caméléon prendra surtout sa forme visuelle avec la couleur, mais pour l'instant il ressemble seulement à un rond noir...
J'espère que vos projet avancent tous aussi bien que le mien héhé :)
Bonne semaine!


mardi 16 avril 2013

Scéance de photo no#1: essai et échec ( suite )

Voici le deuxième modèle sur la liste des protagonistes possible. Le personnage est présenté de la même façon que le premier modèle c'est dire dans des positions similaires débutant de façon asser sobre puis se terminant sur un pose représentant un état de violence soudain. Ces photos ont été prise durant la même scéance de test que la dernière et donc les clichés sont peu nombreux mais j'ai beaucoup expérimenté au niveau de l'éclairage, sur photoshop et illustrator.


Peu de modification excepté au niveau de l'éclairage et quelques changements de teint. La désaturation met l'accent sur la clarté de sa peau. ( Une peau blanche/ blême. )


Tentative de démontrer un état de confusion. Dans cette séquence de photos le personnage enlève ses lunettes et les observes sans en comprendre l'utilité. J'aimerais trouver un moyen de transmettre un peu plus cette interrogation.


Éclat de rage soudain. Le personnage réalise qu'il est de l'autre côté du miroir, que le spectateur est présent et tente de fracasser le verre. Expérimentation illustrator et photoshop pour les craquements de verres et le sang.

Il me reste un dernier modèle féminin à tester mais dût à des disponibilitées un peu trop restreintes il est probable que je doives abandonner l'idée.


Modèle: Félix Labelle-Thériault
Photographie et effets spéciaux: Léo Ferland-Dallaire



samedi 13 avril 2013

Scéance de photo no#1: essai et échec

Depuis deux semaines je tente de palier au manque de temps dont écope mon projet. Cela fait également deux semaine que je planifie d'expérimenter en studio de photo. Chose dite chose faite, mardi passé je me suis botté le derrière et j'ai organiser une petite rencontre photo avec mes modèles. Ma première séance à été fructueuse. Je savais pertinemment qu'il serait mieux de prendre mes clichés en deux séances. Une pour faire des test et l'autre un peu plus sérieuse pour en arriver à quelque chose de concret.


Pendant les séances j'ai pu faire différentes variations d'éclairage, de cadrage, de vêtements et surtout... d'expression faciales. C'est sûrement ce qui à causé le plus de frustration pour tous. Pas assez révélateur, pas assez effrayé, un peu trop neutre.... bref quoi de plus difficile que de laisser transparaître une émotions avec un résultat évocateur et concret!


Ces images étant la première étape ( capitale dois-je dire ) de mon processus de création, elle se doivent d'être bien composé et sujettes à une attention bien particulière. Il est important de noter que ces photographies seront par la suite modifié par photoshop puis sur illustrator afin d'arriver au résultat escompté. 


Mon premier modèle des trois est donc présenté ici dans trois cliché représentant chacun une étape de l'évolution de mon personnage. Ce sont tous des expérimentation qui serviront à choisir le le modèle ainsi que les poses les plus expressive. ( À noter qu'il y aura plus que trois étapes dans cette fameuse évolution !! )



Photographe: Léo Ferland-Dallaire
Modèle: Sébastien Delmas 

jeudi 11 avril 2013

Petit ajout

Bonjour
En regardant des magasines sur l'actualité artistique au Québec, j'ai trouvé une sculpture très intéressante et qui est venu agrémenter grandement mon projet notamment sur la forme physique et visuel qu'il prendra.
     Bosseur, Joe Fafard.  Bronze, 1991. 

Voici l'oeuvre qui a fait avancer mon projet et qui a précisé l'aspect visuel que je voulais donner à mon oeuvre. J'ai beaucoup aimé le côté bi-dimensionnel de cette sculpture qui détonne dans un espace tri-dimensionnel. C'est étonnant de voir à quel point la structure en tant que tel agit comme un cadre qui contient tout un paysage à l'intérieur, seulement du fait qu'elle soit vide et construite de «lignes».

Je veux que mon projet ait le même rapport avec les dites «lignes». Je veux que ma sculpture ressemble en gros à cette oeuvre au niveau de sa composition: qu'il y ait un vide à l'intérieur de celle-ci. Je me dois par contre de travailler en atelier pour vérifier cet aspect de mon projet qui risque de ne pas fonctionner, de ne pas concorder avec autres éléments de mon oeuvre. C'est à vérifier. 

Hasta la vista.

jeudi 4 avril 2013

Évolution

Ma foi, j'ai totalement oublié de poster ma recherche stylistique -pas très jolie, mais Ô combien fructueuse- sur le blog!

Je vous présente Tentative #1. Beaucoup trop de détails. Les proportions sont beaucoup trop réalistes pour le style que je veux donner à ma mise en abyme. CE N'EST PAS GRAVE, on recommence.

Poursuivons avec Tentative #2. Simplification pas assez... simplifiée? Il manque de courbes, les proportions sont encore trop à l'échelle. D'ACCORD. La troisième sera la bonne!

... Et c'est la bonne, je suis émue.

Mon script suivra sous peu. Bonne semaine!

lundi 1 avril 2013

Journal #6 - (2013-04-02)

Une visite chez Sial, mes premières empreintes de visages sont prêtes à accueillir leurs premiers plâtres demain!
J'ai choisis le silicone bodydouble à prise standard pour venir chercher mes empreintes sur le visage de mes acteurs, pour les négatifs et mes moules pour sortir mon latex je vais travailler avec du plâtre "casting #1" standard.

Mon moule au silicone :


L'empreinte elle-même (l'intérieur) :



Je suis très impressionnée par la qualité du détail dans l'empreinte, je peux même aller chercher les pores de peau. Ceci dit, j'apprivoise tranquillement cette nouvelle texture et je dois combler encore certaines aspérités. Extrêmement différent des autres types de moulages corporels que j'ai pu expérimenter. Retourner à la matière me fait du bien. Je vais sans doute pouvoir sculpter mes premières prothèses cette semaine.

Samedi, je suis allée au Belgo avec Guillaume. J'ai vu une oeuvre vidéo à la galerie trois points qui m'a particulièrement intéressée. L'oeuvre de Olga Chagaoutdinova; entre autre sur le corps et le rapport aux autres (par le touché). Je vais continuer ma recherche sur cette artiste. Une avenue intéressante!


Nous en avons aussi profité pour aller visiter l'exposition de Noémi McComber et celle de Denis Rousseau (qui était d'ailleurs sur place). Le tout fut très ressourçant.

Sur un autre point d'intérêt, l'écriture du PDF #1 m'a aidé d'une façon insoupçonnée. Je me retrouve à explorer des avenues que je disais vouloir dissocier de mon oeuvre et à faire des parallèles entre ces thèmes. En effet, je voulais éloigner ma réflexion sur la transformation corporelle des transfos dites "traditionnelles" pour me concentrer sur le point de vue plus américain de la chose. Dès que j'ai écrite cette affirmation, les qualités qui pourraient découler de cette rencontre visuelle m'a frappée et je n'arrive plus en m'en défaire. On dit qu'il n'y a que les fous qui ne changent pas d'avis...