Les dernières semaines ont été plutôt complexes.
Je me suis résignées à me présenter à l'urgence la semaine dernière. Mon mauvais état de santé vient changer grandement ma production. Il y a encore une semaine, je rajoutais des accessoires pour la séquence cinématographique et je travaillais dur sur des automates qui seraient des nouveaux protagonistes. La robotisation et l'interaction artificielle que je voulais créer avec le corps humain m'avait grandement émerveillée. Je vais probablement utiliser quand même le prototype qui est persque achevé...
Ceci dit, mes pertes de visions m'empêchent de mouler mes modèles comme je le voudrais. Le tout est beaucoup trop dangereux. Le montage serait difficile parce que j'ai de la difficulté à me concentrer sur la lumière sur une longue période de temps. Bref, l'idée du film est de plus en plus loin. Je crois que le momentum n'est pas de mon côté pour le réaliser.
Cette réalité m'a beaucoup découragé durant les dernières semaines. Par contre, j'ai maintenant des moments où je suis apte à travailler et je tente d'en profiter. Pour surpasser ma période de cafard, je vois maintenant que ma biologie influence mon processus dans un endroit encore plus excitant. Je visais mal. Je discutais de la limitation des apparences quand je voulais parler de la limitation du corps lui-même et de ses capacités extraordinaire. Vu que je ne peux pas travailler aussi physiquement et à grande échelle que je le voulais, j'ai l'impression de mieux cerner l'essence de ce que je veux réaliser.
Une visite au Musée des Beaux Arts m'a fait (re)découvrir exactement l'artiste qu'il fallait au bon moment.
Depuis plusieurs semaines, je cherchais à retrouver un artiste ayant fait une reconstruction de son atelier façon monochrome. Cette installation que j'avais vu au MAC au alentour de 2011 avait finis par représenter pour moi le "cabinet de curiosité" parfait au plan formel même si ce n'étais pas ce qu'il tentait d'imager. Il avait marqué mon imaginaire.
Aujourd'hui, dans le cadre du cours de projet dessin, nous devions aller explorer la collection temporaire sur le dessin contemporain. J'accroche sur un dessin particulier qui tente de représenter la connexion entre les individus. Le dessin de Massimo Guerrera dégage une grande sérénité. (Je n'ai malheureusement pas de photo pour l'instant. J'ajouterais la photo de la véritable oeuvre dès que je réussirais à me la procurer. Par soucis d'exemplification je poste ici ce que j'ai trouvé de la même série.) J'ai été entièrement subjuguée par l'oeuvre d'art qui m'a rappelée le point de départ original de mon processus. Je voulais faire une célébration du corps humain. Je voulais parler de notre relation avec notre corps ainsi que ceux des autres et comment elle pouvait être merveilleuse. Ma volonté était de montrer le beau comme un choix individuel que nous devions faire communément pour reprendre possession de nos corps. Et j'avais complètement perdu ça de vue. J'ai beaucoup de difficulté avec la théorie du subconscient, mais je crois que j'étais incapable de parler de l'émerveillement que j'ai pour le corps tout en étant de moins en moins dans un état de santé plaisant. Bref, j'ai retrouvé l'essence de ce que je veux faire, le primordial.
Demain je posterais mon concept de façon concrète et réaliste. Assez de lumière pour aujourd'hui.
Catherine tu as bien exprimé où tu en es rendu et ton cheminement.
RépondreSupprimerPour le dessin, j'aimerais que tu m'expliques un peu plus le dessin et le rapport à la photo ou le montage photographique la prochaine fois.
C,est intéressant que tu apprécies le travail de Massimo Guerrera parce que son travail est très éclectique et explore de plusieurs façons un monde organique et personnel et universel et pourtant c'est écologique dans la mesure où tout est relié.